Diarrhée du voyageur : que faire ?
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Diarrhée du voyageur : comment la reconnaître ?
La diarrhée du voyageur, souvent appelée tourista, correspond à une diarrhée qui apparaît pendant un séjour ou dans les jours qui suivent le retour. Elle est généralement liée à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des bactéries, parfois par des virus ou des parasites.
Elle se manifeste le plus souvent par des selles liquides ou très molles, plus fréquentes que d’habitude. Elle peut s’accompagner de crampes abdominales, de nausées, de ballonnements, d’un besoin urgent d’aller aux toilettes, d’une fatigue et parfois de fièvre.
Dans de nombreux cas, la diarrhée du voyageur est courte et bénigne. Mais son impact peut être important : fatigue, interruption d’excursion, peur de manger, difficulté à se déplacer, risque de déshydratation dans les pays chauds ou en cas de vomissements associés.
Le niveau de risque dépend de la destination, de l’hygiène de l’eau, des habitudes alimentaires, de la durée du voyage, du terrain digestif et de l’état de santé général. Un adulte en bonne santé ne réagit pas comme un enfant, une personne âgée, une femme enceinte ou une personne immunodéprimée.
Que faire immédiatement ?
Le premier réflexe est de compenser les pertes en eau et en sels minéraux. Buvez régulièrement, par petites quantités, avec une eau sûre : eau embouteillée scellée, eau bouillie, filtrée ou correctement traitée selon le contexte. Évitez l’eau du robinet si sa qualité est incertaine.
Une solution de réhydratation orale peut être utile, surtout si les selles sont nombreuses, si vous transpirez beaucoup, si vous êtes dans un pays chaud ou si l’épisode concerne un enfant, une personne âgée ou une personne fragile. Elle apporte de l’eau, du sel et du sucre dans des proportions adaptées.
Il est préférable de boire souvent plutôt que de grandes quantités d’un coup. Si vous avez des nausées, prenez quelques gorgées toutes les 5 à 10 minutes. L’objectif est de maintenir les urines, limiter la fatigue et éviter les signes de déshydratation : bouche sèche, vertiges, faiblesse, urines très foncées ou très rares.
Évitez l’alcool, les boissons très sucrées, les sodas en grande quantité et les boissons glacées si elles aggravent les crampes. Le café peut aussi stimuler le transit chez certaines personnes.
Que manger et boire pendant l’épisode ?
Pendant les premières heures, ne forcez pas l’alimentation si vous n’avez pas faim. L’essentiel est de boire. Quand l’appétit revient, privilégiez des aliments simples, bien cuits et faciles à tolérer : riz, pommes de terre, carottes cuites, banane, compote, pain grillé, soupe, bouillon, pâtes simples ou viande maigre bien cuite.
Évitez temporairement les aliments très gras, les plats épicés, l’alcool, les crudités, les légumineuses, les jus très sucrés et les produits laitiers si vous les tolérez mal. Après une diarrhée, l’intestin peut devenir plus sensible au lactose pendant quelques jours.
Reprenez progressivement une alimentation normale. Le but n’est pas de vous affamer, mais de laisser le tube digestif se calmer. Des repas petits et réguliers sont souvent mieux tolérés que deux gros repas.
Si vous êtes en déplacement, privilégiez les aliments servis chauds, les fruits que vous pelez vous-même et les boissons scellées. Évitez les buffets où les plats restent longtemps à température ambiante.
Les probiotiques peuvent-ils aider ?
Les probiotiques peuvent accompagner le confort digestif autour d’un voyage, notamment chez les personnes au transit sensible ou ayant déjà eu une tourista. Certaines souches ont été étudiées dans le contexte des diarrhées, comme Saccharomyces boulardii ou certains Lactobacillus. Mais les résultats restent variables selon les souches, les doses et les profils.
Il faut être clair : un probiotique ne stoppe pas une diarrhée importante comme un médicament, ne remplace pas une solution de réhydratation orale et ne neutralise pas une infection. Son rôle est plutôt d’accompagner le terrain intestinal ou la récupération digestive, selon la tolérance.
Si vous avez commencé une cure avant le voyage et qu’elle est bien tolérée, vous pouvez généralement la poursuivre pendant un épisode léger. En revanche, si vous découvrez une formule au moment où la diarrhée est déjà là, il est plus difficile de savoir si elle vous aide ou si elle ajoute des gaz.
Les personnes immunodéprimées, gravement malades, enceintes, très âgées, porteuses de dispositifs médicaux à risque ou sous traitement lourd doivent demander conseil avant de prendre des probiotiques.
À lire aussi : probiotiques diarrhée, pour comprendre dans quels cas ils peuvent accompagner le confort digestif.Soutenir le microbiote avant et après un voyage
Microbiote+ associe 30 souches probiotiques à 22,5 milliards d’UFC et un prébiotique Livaux®. Cette formule peut s’intégrer dans une routine de soutien de la flore intestinale avant un voyage ou après une période digestive fragile, sans remplacer la réhydratation ni un avis médical si les symptômes sont importants.
probiotique 30 souches avec prébiotique Livaux intégréQuand consulter rapidement ?
La plupart des épisodes légers peuvent s’améliorer avec hydratation, repos et alimentation simple. Mais certains signes doivent alerter. Consultez rapidement si la diarrhée est abondante, si elle dure plus de quelques jours, si vous avez une fièvre élevée, du sang ou des glaires dans les selles, des douleurs abdominales fortes ou des vomissements répétés.
Les signes de déshydratation doivent aussi faire réagir : bouche très sèche, grande soif, vertiges, faiblesse, confusion, urines très rares, palpitations, malaise ou impossibilité de garder les liquides.
La prudence doit être renforcée chez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les personnes atteintes de maladie chronique ou celles qui reviennent d’une zone à risque infectieux particulier.
Évitez l’automédication agressive. Les antidiarrhéiques, les antibiotiques de voyage ou certains traitements ne sont pas adaptés à toutes les situations. Par exemple, une diarrhée avec fièvre ou sang nécessite un avis médical, pas seulement un ralentissement du transit.
Comment limiter le risque au prochain voyage ?
La prévention repose d’abord sur l’hygiène. Lavez-vous les mains avant de manger et après les toilettes. Utilisez une solution hydroalcoolique lorsque l’eau et le savon ne sont pas disponibles, sans oublier que le lavage mécanique reste important lorsque les mains sont visiblement sales.
Buvez une eau sûre. Dans les zones à risque, évitez l’eau du robinet, les glaçons, les jus coupés à l’eau et les bouteilles déjà ouvertes. Préférez les boissons scellées, l’eau bouillie ou l’eau correctement filtrée et traitée.
Côté alimentation, privilégiez les aliments bien cuits et servis chauds. Pelez les fruits vous-même. Soyez prudent avec les crudités, les buffets, les sauces, les fruits de mer crus et les produits laitiers non maîtrisés.
Si vous êtes sujet à la tourista, préparez une trousse digestive : solution de réhydratation orale, probiotiques testés avant le départ si vous les tolérez bien, médicaments prescrits si un médecin les juge utiles, et consignes claires sur les situations qui nécessitent une consultation.
À lire aussi : probiotique voyage, pour savoir quand commencer une cure avant le départ et comment l’intégrer à votre préparation.FAQ sur la diarrhée du voyageur
Comment stopper la diarrhée du voyageur ?
Commencez par vous hydrater avec une eau sûre, idéalement avec une solution de réhydratation orale si les selles sont fréquentes. Mangez simple et consultez en cas de fièvre, sang, douleurs fortes ou déshydratation.
Combien de temps dure une tourista ?
Elle dure souvent quelques jours, mais la durée varie selon la cause, l’état général et l’hydratation. Une diarrhée qui persiste, s’aggrave ou s’accompagne de signes d’alerte nécessite un avis médical.
Faut-il prendre des probiotiques en cas de diarrhée du voyageur ?
Ils peuvent accompagner le confort digestif chez certaines personnes, mais ils ne remplacent pas la réhydratation ni une prise en charge médicale si les symptômes sont importants.
Quel probiotique pour la tourista ?
Certaines souches comme Saccharomyces boulardii ou des Lactobacillus sont souvent citées, mais aucun probiotique ne garantit de prévenir ou stopper la tourista.
Peut-on prendre un antidiarrhéique pendant une tourista ?
Dans certains cas, un antidiarrhéique peut soulager temporairement, mais il est à éviter sans avis en cas de fièvre, sang dans les selles, douleur forte ou suspicion d’infection sévère.
Que boire en cas de diarrhée en voyage ?
Buvez de l’eau sûre, souvent et par petites quantités. Une solution de réhydratation orale est utile si les pertes sont importantes ou si la personne est fragile.
Que manger après une diarrhée du voyageur ?
Reprenez progressivement avec du riz, des pommes de terre, des bananes, de la compote, du pain grillé, des soupes ou des aliments simples bien cuits.
Quand la diarrhée du voyageur devient-elle inquiétante ?
Elle devient inquiétante en cas de fièvre, sang, fortes douleurs, vomissements répétés, déshydratation, diarrhée prolongée ou personne fragile : enfant, femme enceinte, personne âgée ou immunodéprimée.
En résumé : en cas de diarrhée du voyageur, la priorité est de boire suffisamment, de compenser les pertes en sels minéraux, de manger simplement et de surveiller les signes d’alerte. Les probiotiques peuvent soutenir le microbiote autour du voyage, mais ils ne remplacent pas les mesures essentielles : réhydratation, hygiène alimentaire, prudence avec les médicaments et consultation si l’état s’aggrave.
Sources de référence utilisées : CDC Yellow Book sur la diarrhée du voyageur, INSPQ sur le traitement de la diarrhée du voyageur, Institut Pasteur de Lille sur les conseils hygiéno-diététiques en voyage, Vidal sur la prise en charge de la turista.